Que signifie Fier comme un coq ?

Fier comme un coq c’est être fier et orgueilleux.

Quelle est l’origine de cette expression ?

Etre fier comme un coq revêt un sens quelque peu péjoratif. En effet cela s’applique à une personne plutôt orgueilleuse qui affiche une prétendue autorité par une attitude altière.
Toute ressemblance avec le coq n’est pas fortuite. Car c’est ainsi qu’il se comporte au sein de la basse cour dont il est le roi. Il y parade et fait le beau au milieu des poules.
Mais on lui reconnaît également quelques qualités : bravoure, combativité, vaillance, vigilance, assurance.

Le coq pour emblème

Quelques érudits de la Renaissance pensaient à tort que, avant la conquête romaine, le coq était l’emblème de la Gaule indépendante. Et, donc, le plus ancien emblème français. En fait rendons à César ce qui est à Jules. En effet les poètes romains avaient créé un jeu de mot basé sur l’homophonie gallus (coq) et gallus (Gaulois habitant la Gallia, la Gaule). Jules César avait repris ce calembour à son compte. Il participa donc à l’association des Gaulois avec le coq. Association d’ailleurs plutôt flatteuse compte tenu des qualités de vaillance de l’animal en question. Mais il faut dire que Jules avait déjà été confronté à Vercingétorix, notamment à Gergovie !
Le coq est devenu une des représentations nationales de notre pays. Il évoque donc des qualités qui sont censées être des points typiquement français. Et, ne boudons pas notre plaisir, notre illustrateur le représente brandissant la coupe du monde de football 2018 !

L’origine du mot coq

Dans l’ancien français coq se disait jal ou gal. Ce terme provenait clairement du latin gallus. Il fut supplanté vers le 12ème siècle par le mot coq. Ce dernier est en fait d’origine onomatopéique. Il provient en effet du cri « coc-coc-coc » que l’animal fait entendre notamment quand il poursuit une poule.
Mais on retrouvait déjà cette onomatopée dans la loi Salique (entre 4ème et 6ème siècle). Dans ce code de loi élaboré pour le peuple des Francs, on retrouve le terme coccus : « si quis coccum aut gallinam furaverit…  » (« Si quelqu’un avait volé un coq ou une poule…« ).

Et le rédacteur de cet article vous offre un petit supplément. Lorsqu’il apprenait le latin (il y a fort longtemps), il a passé beaucoup de temps à fouiner dans le fameux dictionnaire Gaffiot. Et, là, on y trouve l’ancêtre de coccus. C’est sous la forme coco coco. Et le Gaffiot fait référence au satyricon de Petrone (27-66 Ap J-C) : « Et tu, quum esses capo : coco, coco, aeque cor non habebas » (« Quand tu venais d’être chaponné, et qu’on te criait Coco, coco, tu n’avais pas le coeur si haut »).

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