Que signifie Croire au père Noël ?

Croire au père Noël c’est se faire des illusions.

Quelle est l’origine de l’expression ?

L’imagerie contemporaine du Père Noël est apparue au 19ème siècle. Mais il a des origines lointaines. En effet Nicolas de Myre est traditionnellement considéré comme le saint à l’origine du père Noël. Nous vous proposons un bref historique ci-dessous.

De Nicolas de Myre au 3ème siècle ….

  • Nicolas de Myre naquit en 270 après Jésus Christ dans la cité de Patara, en Asie mineure (une région correspondant à la Turquie actuelle).
  • Il se convertit très tôt au christianisme et la jeune Église catholique le nomma évêque de Myre. Mais il mourut martyr aux environs de 350 après Jésus Christ. Selon la légende, les Romains tuèrent Nicolas de Myre un 6 décembre. On l’aurait décapité et une fontaine d’huile aurait jailli de son cou.
  • L’Église décida de canoniser Nicolas, et choisit de célébrer Saint Nicolas le 6 décembre de chaque année.
  • On conserva ses ossements dans l’église Saint-Nicolas de Myre.
  • Lorsque les Turcs s’emparèrent de Myre, des moines de la ville montrèrent le tombeau de Saint Nicolas à des soldats italiens, originaires de Bari. Ces derniers mirent les os dans une boîte, et rentrèrent chez eux, à Bari. D’ailleurs c’est pour cette raison que Saint Nicolas est parfois appelé Nicolas de Bari.
  • Dans le courant du 12ème siècle, le chevalier lorrain Aubert de Varangéville revenant de la croisade passa par Bari, où étaient entreposées les reliques de Saint Nicolas. Il y aurait volé une phalange et l’aurait rapportée en Lorraine, où elle devint l’objet du pèlerinage de St-Nicolas.
  • Au fil des siècles, le culte de Saint Nicolas évolua, jusqu’à devenir ce que connaissent aujourd’hui les habitants du nord de la France, de la Belgique, du luxembourg et des Pays Bas. Dans la nuit du 5 au 6 décembre, Saint Nicolas se rend dans les chaumières et distribue des cadeaux ou friandises aux enfants sages. Dans certains pays, le père Fouettard l’accompagne. Il est chargé de punir les enfants qui n’ont pas été sages.

…. à Santa Claus au 19ème siècle ….

  • Au 16ème siècle, la réforme protestante mit fin au culte de Saint Nicolas dans de nombreuses régions d’Europe du nord. Toutefois, les habitants des Pays bas, bien que protestants, décidèrent de conserver la fête de Sinter Klaas. C’est ainsi qu’on nommait Saint Nicolas en langue flamande.
  • Au cours du 17ème siècle, la Saint Nicolas accompagna les Hollandais venus s’installer en Amérique.
  • La coutume néerlandaise de fêter la Saint Nicolas se répandit rapidement parmi les colons anglais. Sinter Klaas se transforma peu à peu en Santa Claus.
  • Puis, progressivement, les familles chrétiennes trouvèrent plus approprié d’associer cette fête à la naissance de l’enfant Jésus. Ainsi, Santa Claus commença à faire sa tournée non plus dans le nuit du 5 mais dans la nuit du 24 décembre.
  • En 1863, Santa Claus fut représenté par Thomas Nast, illustrateur et caricaturiste au journal new-yorkais « Harper’s Illustrated Weekly », avec un costume rouge, une fourrure blanche et une large ceinture de cuir.
  • En 1931, l’entreprise Coca Cola, soucieuse d’inciter les consommateurs à boire du coca-cola l’hiver, donna une nouvelle allure au Père Noël. L’illustrateur Haddon Sundblom le gratifia d’un air jovial et d’une attitude débonnaire.

…. et à l’expression « croire au père Noël » en France au 20ème siècle

En France, au 14ème siècle, le mot « Noël » s’emploie pour parler de la nativité mais également pour caractériser un cri poussé pour saluer un événement heureux.
Mais ce n’est qu’entre la fin du 18ème et la fin du 19ème siècle que l’on commence à parler du père Noël. L’imagerie française le montre, vers 1870-1890, en vieil homme habillé d’un manteau principalement vert et parfois bleu. A cette époque, George Sand, dans « l’Histoire de ma vie » (1855), raconte le père Noël de son enfance (elle est née en 1804). C’est l’un des premiers textes qui l’évoque en France : « Ce que je me rappelle parfaitement, c’est la croyance absolue que j’avais à la descente par le tuyau de la cheminée du petit père Noël, bon vieillard à barbe blanche qui, à l’heure de minuit, devait venir déposer dans mon petit soulier un cadeau que j’y trouverais à mon réveil . »

Mais ce n’est qu’à la fin de la Seconde guerre mondiale que le Père Noël s’installe vraiment dans les foyers européens avec toute l’imagerie que l’on connaît aujourd’hui. la France succombe rapidement à l’aura de ce personnage. Et l’expression prend alors son envol. Il y a donc les enfants qui croient au père Noël et ceux qui ont passé l’âge et à qui l’on reproche parfois d’y croire lorsqu’ils font preuve de naïveté et se bercent d’illusions. A titre d’exemple, dans « La mort dans l’âme » (1949), Jean-Paul Sartre l’utilise dans ce sens à plusieurs reprises.

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